Le financement du développement au Bénin se renforce avec deux accords conclus le 12 octobre 2026 à Bangkok. La Banque islamique de développement (BID) apporte 326,06 millions d’euros pour moderniser l’axe routier Godomey-Ouidah-Hillacondji et soutenir une agriculture durable. Les deux projets touchent à des enjeux concrets, du transport des marchandises à la fertilité des sols et à la sécurité alimentaire.
La signature fait suite à une rencontre entre le président du Groupe de la BID, Dr Muhammad Al Jasser, et Hugues Oscar Lokossou, Ministre délégué chargé de la mobilisation des ressources extérieures et de la gestion de la dette du Bénin. En marge des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, les deux responsables ont échangé sur les priorités de développement du pays et les possibilités de coopération dans les infrastructures et l’agriculture. Les deux projets représentent un coût total de 596,76 millions d’euros. La contribution de la Banque islamique de développement atteint 326,06 millions d’euros, soit environ 214 milliards de FCFA.
Financement du développement au Bénin, une route stratégique pour les échanges
Le premier projet concerne la modernisation de l’axe Godomey-Ouidah-Hillacondji. Son coût est estimé à 576,06 millions d’euros, dont 306,89 millions financés par la BID. Ce financement des infrastructures vise à améliorer la sécurité routière, à fluidifier le trafic et à réduire les temps de déplacement.
La route fait partie du corridor Abidjan-Lagos, un axe majeur pour la circulation des personnes et des marchandises en Afrique de l’Ouest. Pour les transporteurs et les entreprises, de meilleures conditions de circulation pourraient réduire les délais de livraison et faciliter les échanges commerciaux entre les pays de la région.
Le corridor Abidjan-Lagos joue ainsi un rôle important dans la connexion des marchés régionaux. Les bénéfices attendus dépendront toutefois de la réalisation des travaux et de la qualité des aménagements. Pour les usagers, l’enjeu sera de constater une amélioration réelle des déplacements et du transport des marchandises.
Agriculture durable au Bénin, des sols plus fertiles pour produire
Le second projet bénéficie de 19,17 millions d’euros de la BID, sur un coût total de 20,70 millions d’euros. Il vise à développer des systèmes agricoles fondés sur les légumineuses dans cinq pôles de développement du Bénin.
L’objectif est d’améliorer la fertilité des sols, de renforcer la résilience des exploitations et de contribuer à la sécurité alimentaire. Certaines légumineuses, comme le niébé ou le soja, peuvent enrichir les sols en azote et diversifier les cultures. Les résultats dépendront néanmoins des espèces choisies, des pratiques agricoles et des conditions locales.
Le développement de l’agriculture durable au Bénin suppose aussi que les producteurs puissent accéder à des semences adaptées et à un accompagnement technique. Ces besoins sont étroitement liés à la résilience de l’agriculture africaine, notamment face à la dégradation des terres et aux changements climatiques.
La gestion de l’eau constitue également un enjeu pour les exploitations confrontées aux irrégularités des pluies. Les solutions d’irrigation en Afrique face aux risques climatiques illustrent l’importance d’adapter les pratiques agricoles aux conditions locales. Ces différentes approches peuvent contribuer à préserver les ressources naturelles et à soutenir la production.
Deux investissements pour les populations et l’économie béninoise
Les deux projets représentent un coût cumulé de 596,76 millions d’euros, dont 326,06 millions apportés par la Banque islamique de développement. La répartition détaillée des 270,70 millions d’euros restants n’est pas précisée dans l’annonce consultée.
Pour les communautés concernées, l’impact se mesurera dans la vie quotidienne. Une route mieux aménagée pourrait faciliter les déplacements, rapprocher les producteurs des marchés et réduire les coûts de transport. Dans les zones agricoles ciblées, des sols plus fertiles pourraient aider les exploitants à améliorer leur production et à préserver leurs terres.
Ces objectifs rejoignent les efforts du gouvernement béninois pour soutenir les activités économiques, améliorer les conditions de vie et renforcer la sécurité alimentaire. La mise en œuvre des projets permettra de mesurer les bénéfices réellement obtenus par les transporteurs, les producteurs et les autres populations concernées.
